Invocations du matin et du soir en arabe et phonétique
Les invocations du matin et du soir authentiques (adhkâr as-sabâh wa-l-masâʾ) : texte arabe, phonétique, traduction, nombre de répétitions et mérite promis, chacune avec sa source et son grade.

Les invocations du matin et du soir (adhkâr as-sabâh wa-l-masâʾ) sont des paroles que le Prophète ﷺ disait, ou enseignait, au début et à la fin de chaque journée. Certaines viennent du Coran, d’autres sont des invocations courtes, et beaucoup s’accompagnent d’une promesse précise : protection, pardon, récompense. Vous trouverez ici les adhkar du matin et du soir dont l’authenticité est établie, chacun avec son texte arabe copié de la source, sa phonétique, sa traduction, le nombre de répétitions exactement tel que le hadith le donne, le mérite promis quand le hadith en mentionne un, la référence et le grade (sahih : authentique ; hasan : bon ; gharib : transmis par une seule voie).
Quand réciter les invocations du matin et du soir
Les hadiths disent « quand il arrive au matin » (idhâ asbaha) et « quand il arrive au soir » (idhâ amsâ). Ibn al-Qayyim l’explique par le verset « … et glorifie ton Seigneur par Sa louange avant le lever du soleil et avant son coucher » (Qâf, 50:39) : le matin va de l’aube au lever du soleil, le soir de l’Asr au coucher du soleil. D’autres savants étendent le matin jusqu’à la fin de la matinée et le soir jusqu’au premier tiers de la nuit, ou font commencer le soir après le Maghrib (islamqa.info, réponse 22765).
En pratique, le plus simple est de les attacher à une prière : après le Fajr pour celles du matin, après l’Asr pour celles du soir. Si vous avez manqué ce moment, dites-les quand même. Pour connaître l’heure exacte du Fajr et de l’Asr chez vous, voyez nos horaires de prière.
Les invocations du matin et du soir, une par une
Chaque carte donne le texte arabe tel qu’il figure dans la source, la phonétique de la formule à réciter, puis la traduction. Les explications sous chaque carte précisent le nombre de répétitions, le mérite et la forme du soir quand elle change.
1. Ayat al-Kursi, une fois le matin et une fois le soir
Ayat al-Kursi est le 255e verset de la sourate al-Baqara. Ubayy ibn Kaʿb surprit une nuit un djinn qui prenait de ses dattes et lui demanda ce qui protège des djinns. Le djinn répondit : ce verset.
… قال فما يُنَجِّينَا مِنكُم قال هذه الآيةُ التِي في سورةِ البقرةِ اللَّهُ لا إِلَهَ إِلَّا هو الْحَيُّ الْقَيُّومُ مَنْ قالَها حِينَ يُمسِي أُجِيرَ مِنَّا حتَى يُصْبِحَ ومَن قالَها حينَ يصبحُ أُجِيرَ مِنَّا حتى يُمسِي فلَمَّا أصبحَ أتَى رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليِه وسلَّمَ فذكر ذلكَ له فقال : صَدَقَ الخبيثُ
Allâhu lâ ilâha illâ huwa-l-hayyu-l-qayyûm…
… Ubayy demanda : « Qu’est-ce qui nous protège de vous ? » Il répondit : « Ce verset de la sourate al-Baqara : Allâhu lâ ilâha illâ huwa-l-hayyu-l-qayyûm. Celui qui le dit le soir est protégé de nous jusqu’au matin, et celui qui le dit le matin est protégé de nous jusqu’au soir. » Le matin venu, Ubayy alla voir le Messager d’Allah ﷺ et le lui raconta. Il dit : « Le malfaisant a dit vrai. »
- Nombre : le hadith ne donne pas de nombre ; on le dit une fois le matin et une fois le soir.
- Mérite : protection contre les djinns jusqu’au soir, ou jusqu’au matin.
- Forme du soir : identique.
Le texte complet du verset, sa phonétique phrase par phrase et son explication sont dans notre article sur Ayat al-Kursi.
2. Les trois dernières sourates, trois fois
Par une nuit de pluie et d’obscurité, ʿAbdullâh ibn Khubayb et ses compagnons cherchaient le Prophète ﷺ pour qu’il dirige leur prière. Quand ils le trouvèrent, il lui dit trois fois : « Dis. » ʿAbdullâh demanda : « Que dois-je dire ? »
{ قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ } وَالْمُعَوِّذَتَيْنِ حِينَ تُمْسِي وَحِينَ تُصْبِحُ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ تَكْفِيكَ مِنْ كُلِّ شَىْءٍ
Qul huwa-llâhu ahad, wa-l-muʿawwidhatayni hîna tumsî wa hîna tusbihu thalâtha marrât, takfîka min kulli shayʾ.
« Qul huwa-llâhu ahad et les deux sourates de protection (al-Falaq et an-Nâs), le soir et le matin, trois fois : elles te suffiront contre toute chose. »
- Nombre : trois fois le matin, trois fois le soir.
- Mérite : « … elles te suffiront contre toute chose ».
- Forme du soir : identique.
Voici les trois sourates (texte de l’édition quran-simple), précédées chacune de la basmala (Bismi-llâhi-r-rahmâni-r-rahîm : « Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux ») :
| Sourate | Arabe | Phonétique | Traduction |
|---|---|---|---|
| Al-Ikhlâs (112) | قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ اللَّهُ الصَّمَدُ لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُوًا أَحَدٌ | Qul huwa-llâhu ahad. Allâhu-s-samad. Lam yalid wa lam yûlad. Wa lam yakun lahû kufuwan ahad. | Dis : Il est Allah, Unique. Allah, Celui vers qui l’on se tourne en tout besoin. Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal à Lui. |
| Al-Falaq (113) | قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ الْفَلَقِ مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ وَمِنْ شَرِّ غَاسِقٍ إِذَا وَقَبَ وَمِنْ شَرِّ النَّفَّاثَاتِ فِي الْعُقَدِ وَمِنْ شَرِّ حَاسِدٍ إِذَا حَسَدَ | Qul aʿûdhu bi-rabbi-l-falaq. Min sharri mâ khalaq. Wa min sharri ghâsiqin idhâ waqab. Wa min sharri-n-naffâthâti fi-l-ʿuqad. Wa min sharri hâsidin idhâ hasad. | Dis : je cherche refuge auprès du Seigneur de l’aube naissante, contre le mal de ce qu’Il a créé, contre le mal de la nuit quand elle s’étend, contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds, et contre le mal de l’envieux quand il envie. |
| An-Nâs (114) | قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ مَلِكِ النَّاسِ إِلَٰهِ النَّاسِ مِنْ شَرِّ الْوَسْوَاسِ الْخَنَّاسِ الَّذِي يُوَسْوِسُ فِي صُدُورِ النَّاسِ مِنَ الْجِنَّةِ وَالنَّاسِ | Qul aʿûdhu bi-rabbi-n-nâs. Maliki-n-nâs. Ilâhi-n-nâs. Min sharri-l-waswâsi-l-khannâs. Alladhî yuwaswisu fî sudûri-n-nâs. Mina-l-jinnati wa-n-nâs. | Dis : je cherche refuge auprès du Seigneur des hommes, le Roi des hommes, la Divinité des hommes, contre le mal du tentateur qui se dérobe, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes, qu’il soit djinn ou homme. |
Dans la récitation ci-dessous, publiée par sa chaîne officielle, le cheikh Mishary Rashid Alafasy récite Ayat al-Kursi, la sourate al-Kâfirûn et ces trois sourates ; la description de la vidéo indique qu’elles sont répétées trois fois.

3. Sayyid al-istighfâr : la demande de pardon par excellence
Le Prophète ﷺ a appelé cette formule « le maître de la demande de pardon » (sayyid al-istighfâr). Elle tient en quelques lignes : on reconnaît Allah comme Seigneur, on reconnaît Ses bienfaits, on reconnaît ses propres fautes, et on demande le pardon.
سَيِّدُ الاِسْتِغْفَارِ أَنْ تَقُولَ اللَّهُمَّ أَنْتَ رَبِّي، لاَ إِلَهَ إِلاَّ أَنْتَ، خَلَقْتَنِي وَأَنَا عَبْدُكَ، وَأَنَا عَلَى عَهْدِكَ وَوَعْدِكَ مَا اسْتَطَعْتُ، أَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ مَا صَنَعْتُ، أَبُوءُ لَكَ بِنِعْمَتِكَ عَلَىَّ وَأَبُوءُ لَكَ بِذَنْبِي، فَاغْفِرْ لِي، فَإِنَّهُ لاَ يَغْفِرُ الذُّنُوبَ إِلاَّ أَنْتَ . قَالَ وَمَنْ قَالَهَا مِنَ النَّهَارِ مُوقِنًا بِهَا، فَمَاتَ مِنْ يَوْمِهِ قَبْلَ أَنْ يُمْسِيَ، فَهُوَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ، وَمَنْ قَالَهَا مِنَ اللَّيْلِ وَهْوَ مُوقِنٌ بِهَا، فَمَاتَ قَبْلَ أَنْ يُصْبِحَ، فَهْوَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ
Allâhumma anta rabbî, lâ ilâha illâ ant, khalaqtanî wa ana ʿabduk, wa ana ʿalâ ʿahdika wa waʿdika ma-stataʿt, aʿûdhu bika min sharri mâ sanaʿt, abûʾu laka bi-niʿmatika ʿalayya, wa abûʾu laka bi-dhanbî, fa-ghfir lî, fa-innahû lâ yaghfiru-dh-dhunûba illâ ant.
« Le maître de la demande de pardon, c’est que tu dises : Ô Allah, Tu es mon Seigneur, nulle divinité sauf Toi. Tu m’as créé et je suis Ton serviteur. Je tiens à Ton pacte et à Ta promesse autant que je le peux. Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait. Je reconnais devant Toi Ton bienfait envers moi, et je reconnais devant Toi mon péché. Pardonne-moi donc, car nul ne pardonne les péchés en dehors de Toi. » Il a dit : « Celui qui la dit pendant la journée, avec certitude, et meurt ce jour-là avant le soir, fait partie des gens du Paradis. Et celui qui la dit pendant la nuit, avec certitude, et meurt avant le matin, fait partie des gens du Paradis. »
- Nombre : le hadith ne donne pas de nombre ; on la dit une fois le matin et une fois le soir.
- Mérite : le Paradis pour celui qui la dit avec certitude et meurt avant la fin de ce jour ou de cette nuit.
- Forme du soir : identique.
Le mot important est mûqinan : « avec certitude ». On ne la récite pas machinalement : on croit à chaque phrase qu’on prononce.
4. « Asbahnâ wa asbaha-l-mulku lillâh… » (et « Amsaynâ… » le soir)
ʿAbdullâh ibn Masʿûd rapporte que le Prophète ﷺ disait cette invocation le soir, et la même au matin en commençant par asbahnâ.
أَمْسَيْنَا وَأَمْسَى الْمُلْكُ لِلَّهِ وَالْحَمْدُ لِلَّهِ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ … لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ رَبِّ أَسْأَلُكَ خَيْرَ مَا فِي هَذِهِ اللَّيْلَةِ وَخَيْرَ مَا بَعْدَهَا وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ مَا فِي هَذِهِ اللَّيْلَةِ وَشَرِّ مَا بَعْدَهَا رَبِّ أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْكَسَلِ وَسُوءِ الْكِبَرِ رَبِّ أَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابٍ فِي النَّارِ وَعَذَابٍ فِي الْقَبْرِ . وَإِذَا أَصْبَحَ قَالَ ذَلِكَ أَيْضًا أَصْبَحْنَا وَأَصْبَحَ الْمُلْكُ لِلَّهِ
Amsaynâ wa amsa-l-mulku lillâh, wa-l-hamdu lillâh, lâ ilâha illa-llâhu wahdahû lâ sharîka lah, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu wa huwa ʿalâ kulli shayʾin qadîr. Rabbi asʾaluka khayra mâ fî hâdhihi-l-laylati wa khayra mâ baʿdahâ, wa aʿûdhu bika min sharri mâ fî hâdhihi-l-laylati wa sharri mâ baʿdahâ. Rabbi aʿûdhu bika mina-l-kasali wa sûʾi-l-kibar. Rabbi aʿûdhu bika min ʿadhâbin fi-n-nâri wa ʿadhâbin fi-l-qabr.
« Nous voici au soir, et le royaume, ce soir encore, appartient à Allah. Louange à Allah. Nulle divinité sauf Allah, seul, sans associé… À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Seigneur, je Te demande le bien de ce que contient cette nuit et le bien de ce qui la suit, et je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que contient cette nuit et le mal de ce qui la suit. Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre la paresse et contre les maux de la vieillesse. Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre un châtiment dans le Feu et un châtiment dans la tombe. » Et le matin, il disait la même chose : « Nous voici au matin, et le royaume, ce matin encore, appartient à Allah… »
- Nombre : le hadith ne donne pas de nombre ; on la dit une fois le matin et une fois le soir.
- Forme du matin : Asbahnâ wa asbaha-l-mulku lillâh…, et « ce jour » à la place de « cette nuit » : … Rabbi asʾaluka khayra mâ fî hâdha-l-yawmi wa khayra mâ baʿdah, wa aʿûdhu bika min sharri mâ fî hâdha-l-yawmi wa sharri mâ baʿdah…, comme le donne Hisn al-Muslim (أَصْبَحْنَا وَأَصْبَحَ الْمُلْكُ لِلَّهِ … رَبِّ أَسْأَلُكَ خَيْرَ مَا فِي هَذَا الْيَوْمِ وَخَيرَ مَا بَعْدَهُ …).
Cette invocation résume la journée : on la remet à Allah, on demande son bien et le bien de ce qui suit, et on demande protection contre la paresse, la vieillesse pénible, le Feu et la tombe.
5. « Allâhumma bika asbahnâ… »
Abû Hurayra rapporte que le Prophète ﷺ enseignait à ses Compagnons cette invocation, avec une forme pour le matin et une forme pour le soir.
إِذَا أَصْبَحَ أَحَدُكُمْ فَلْيَقُلِ اللَّهُمَّ بِكَ أَصْبَحْنَا وَبِكَ أَمْسَيْنَا وَبِكَ نَحْيَا وَبِكَ نَمُوتُ وَإِلَيْكَ الْمَصِيرُ . وَإِذَا أَمْسَى فَلْيَقُلِ اللَّهُمَّ بِكَ أَمْسَيْنَا وَبِكَ أَصْبَحْنَا وَبِكَ نَحْيَا وَبِكَ نَمُوتُ وَإِلَيْكَ النُّشُورُ
Matin : Allâhumma bika asbahnâ, wa bika amsaynâ, wa bika nahyâ, wa bika namûtu, wa ilayka-l-masîr. Soir : Allâhumma bika amsaynâ, wa bika asbahnâ, wa bika nahyâ, wa bika namûtu, wa ilayka-n-nushûr.
« Quand l’un de vous arrive au matin, qu’il dise : Ô Allah, c’est par Toi que nous arrivons au matin et par Toi que nous arrivons au soir, par Toi que nous vivons et par Toi que nous mourons, et vers Toi est le devenir. Et quand il arrive au soir, qu’il dise : Ô Allah, c’est par Toi que nous arrivons au soir et par Toi que nous arrivons au matin, par Toi que nous vivons et par Toi que nous mourons, et vers Toi est la résurrection. »
- Nombre : le hadith ne donne pas de nombre ; on la dit une fois le matin et une fois le soir.
- Forme du soir : l’ordre s’inverse (amsaynâ d’abord) et la fin devient wa ilayka-n-nushûr, « vers Toi est la résurrection ». Dans la version d’Abû Dâwûd (5068), les deux formes se terminent par wa ilayka-n-nushûr.
- Une autre version : dans al-Adab al-Mufrad d’al-Bukhârî (1199, sahih selon al-Albânî), la forme du matin se termine par wa ilayka-n-nushûr, et celle du soir par wa ilayka-l-masîr.
Chaque matin et chaque soir, cette invocation remet à Allah la vie et la mort, et rappelle le retour vers Lui.
6. « Allâhumma fâtira-s-samâwâti wa-l-ard… »
Abû Bakr as-Siddîq demanda au Prophète ﷺ des paroles à dire le matin et le soir. Voici ce qu’il lui enseigna.
قُلِ اللَّهُمَّ فَاطِرَ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ عَالِمَ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ رَبَّ كُلِّ شَىْءٍ وَمَلِيكَهُ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ أَنْتَ أَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ نَفْسِي وَشَرِّ الشَّيْطَانِ وَشِرْكِهِ . قَالَ قُلْهَا إِذَا أَصْبَحْتَ وَإِذَا أَمْسَيْتَ وَإِذَا أَخَذْتَ مَضْجَعَكَ
Allâhumma fâtira-s-samâwâti wa-l-ard, ʿâlima-l-ghaybi wa-sh-shahâdah, rabba kulli shayʾin wa malîkah, ashhadu an lâ ilâha illâ ant, aʿûdhu bika min sharri nafsî wa sharri-sh-shaytâni wa shirkih.
« Dis : Ô Allah, Créateur des cieux et de la terre, Toi qui connais l’invisible et le visible, Seigneur de toute chose et son Possesseur, j’atteste qu’il n’y a nulle divinité sauf Toi. Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de mon âme, contre le mal du diable et contre l’associationnisme auquel il appelle. » Il a dit : « Dis-la le matin, le soir, et quand tu te mets au lit. »
- Nombre : le hadith ne donne pas de nombre ; on la dit une fois le matin, une fois le soir et une fois au coucher.
- Forme du soir : identique.
Dans une autre version rapportée par at-Tirmidhî (3529, hasan selon at-Tirmidhî), la phrase se prolonge : … wa an aqtarifa ʿalâ nafsî sûʾan aw ajurrahû ilâ muslim, « … et contre le fait de commettre un mal contre moi-même ou de l’attirer sur un musulman ».
7. « Bismi-llâhi-lladhî lâ yadurru… », trois fois
ʿUthmân ibn ʿAffân rapporte du Prophète ﷺ cette courte invocation de protection.
مَنْ قَالَ بِسْمِ اللَّهِ الَّذِي لاَ يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَىْءٌ فِي الأَرْضِ وَلاَ فِي السَّمَاءِ وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ لَمْ تُصِبْهُ فَجْأَةُ بَلاَءٍ حَتَّى يُصْبِحَ وَمَنْ قَالَهَا حِينَ يُصْبِحُ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ لَمْ تُصِبْهُ فَجْأَةُ بَلاَءٍ حَتَّى يُمْسِيَ
Bismi-llâhi-lladhî lâ yadurru maʿa-smihî shayʾun fi-l-ardi wa lâ fi-s-samâʾi, wa huwa-s-samîʿu-l-ʿalîm.
« Celui qui dit : Au nom d’Allah, avec le nom de qui rien ne peut nuire, ni sur la terre ni dans le ciel, et Il est Celui qui entend tout, Celui qui sait tout — trois fois, aucune épreuve soudaine ne l’atteindra jusqu’au matin. Et celui qui la dit le matin trois fois, aucune épreuve soudaine ne l’atteindra jusqu’au soir. »
- Nombre : trois fois le matin, trois fois le soir.
- Mérite : aucune épreuve soudaine jusqu’au soir, ou jusqu’au matin. Dans la version d’at-Tirmidhî : « … rien ne lui nuira ».
- Forme du soir : identique.
8. « Allâhumma innî asʾaluka-l-ʿâfiya… »
ʿAbdullâh ibn ʿUmar rapporte que le Messager d’Allah ﷺ ne laissait jamais ces invocations, ni le soir ni le matin.
اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ الْعَافِيَةَ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ الْعَفْوَ وَالْعَافِيَةَ فِي دِينِي وَدُنْيَاىَ وَأَهْلِي وَمَالِي اللَّهُمَّ اسْتُرْ عَوْرَتِي . وَقَالَ عُثْمَانُ عَوْرَاتِي وَآمِنْ رَوْعَاتِي اللَّهُمَّ احْفَظْنِي مِنْ بَيْنِ يَدَىَّ وَمِنْ خَلْفِي وَعَنْ يَمِينِي وَعَنْ شِمَالِي وَمِنْ فَوْقِي وَأَعُوذُ بِعَظَمَتِكَ أَنْ أُغْتَالَ مِنْ تَحْتِي
Allâhumma innî asʾaluka-l-ʿâfiyata fi-d-dunyâ wa-l-âkhirah. Allâhumma innî asʾaluka-l-ʿafwa wa-l-ʿâfiyata fî dînî wa dunyâya wa ahlî wa mâlî. Allâhumma-stur ʿawratî (ou ʿawrâtî) wa âmin rawʿâtî. Allâhumma-hfaznî min bayni yadayya wa min khalfî, wa ʿan yamînî wa ʿan shimâlî, wa min fawqî, wa aʿûdhu bi-ʿazamatika an ughtâla min tahtî.
« Ô Allah, je Te demande le salut ici-bas et dans l’au-delà. Ô Allah, je Te demande le pardon et le salut dans ma religion, dans ma vie d’ici-bas, pour ma famille et pour mes biens. Ô Allah, couvre ce que j’ai de honteux (un rapporteur dit : mes défauts) et rassure-moi dans mes frayeurs. Ô Allah, garde-moi par-devant et par-derrière, à ma droite et à ma gauche, et par-dessus moi ; et je cherche refuge dans Ta grandeur pour ne pas être saisi par surprise par-dessous moi. »
- Nombre : le hadith ne donne pas de nombre ; on la dit une fois le matin et une fois le soir.
- Forme du soir : identique.
Le mot ʿâfiya n’a pas d’équivalent exact en français : c’est le salut au sens large, la santé, la sécurité, le fait d’être préservé de tout mal dans sa religion et dans sa vie. Abû Dâwûd rapporte que Wakîʿ expliquait la dernière phrase par le fait d’être englouti par la terre.
9. « Yâ Hayyu yâ Qayyûm… »
Anas ibn Mâlik rapporte que le Prophète ﷺ a fait cette recommandation à sa fille Fâtima.
ما يَمنَعُكِ أن تسمَعي ما أُوصيكِ به؟ أن تقولي إذا أصبحْتِ وإذا أمسَيتِ: يا حيُّ يا قيُّومُ ، برحمتِكَ أستغيثُ ، أَصلِحْ لي شأني كلَّه ، ولا تَكِلْني إلى نفْسي طَرفةَ عَيْنٍ
Yâ Hayyu yâ Qayyûm, bi-rahmatika astaghîth, aslih lî shaʾnî kullah, wa lâ takilnî ilâ nafsî tarfata ʿayn.
« Qu’est-ce qui t’empêche d’écouter ce que je te recommande ? Que tu dises, quand tu arrives au matin et quand tu arrives au soir : Ô Vivant, ô Toi qui subsistes par Toi-même, c’est Ta miséricorde que j’implore : arrange pour moi toutes mes affaires, et ne m’abandonne pas à moi-même, ne serait-ce que le temps d’un clin d’œil. »
- Nombre : le hadith ne donne pas de nombre ; on la dit une fois le matin et une fois le soir.
- Forme du soir : identique.
10. « Asbahnâ ʿalâ fitrati-l-islâm… », le matin
ʿAbd ar-Rahmân ibn Abzâ rapporte que le Prophète ﷺ disait cette invocation quand il arrivait au matin.
كان رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ إذا أَصبَحَ يقولُ: أَصبَحْنا على فِطرةِ الإسلامِ ، وكَلِمةِ الإخلاصِ ، ودِينِ نَبيِّنا محمَّدٍ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ، وعلى مِلَّةِ أبِينا إبراهيمَ، حَنيفًا مُسلِمًا، وما كان مِنَ المُشرِكينَ.
Asbahnâ ʿalâ fitrati-l-islâm, wa kalimati-l-ikhlâs, wa dîni nabiyyinâ Muhammadin ﷺ, wa ʿalâ millati abînâ Ibrâhîma, hanîfan musliman, wa mâ kâna mina-l-mushrikîn.
Le Messager d’Allah ﷺ disait, quand il arrivait au matin : « Nous voici au matin sur la nature originelle de l’islam, sur la parole du monothéisme pur, sur la religion de notre Prophète Muhammad ﷺ, et sur la voie de notre père Ibrâhîm, monothéiste pur et soumis à Allah, qui n’était pas du nombre des associateurs. »
- Nombre : le hadith ne donne pas de nombre ; on la dit une fois le matin.
- Moment : le matin, d’après ce hadith.
11. « Subhâna-llâhi wa bihamdih », cent fois
مَنْ قَالَ حِينَ يُصْبِحُ وَحِينَ يُمْسِي سُبْحَانَ اللَّهِ وَبِحَمْدِهِ مِائَةَ مَرَّةٍ . لَمْ يَأْتِ أَحَدٌ يَوْمَ الْقِيَامَةِ بِأَفْضَلَ مِمَّا جَاءَ بِهِ إِلاَّ أَحَدٌ قَالَ مِثْلَ مَا قَالَ أَوْ زَادَ عَلَيْهِ
Subhâna-llâhi wa bihamdih.
« Celui qui dit, le matin et le soir, Gloire et louange à Allah (Subhâna-llâhi wa bihamdih) cent fois, personne ne viendra le Jour de la Résurrection avec mieux que ce qu’il apportera, sauf quelqu’un qui aura dit la même chose ou davantage. »
- Nombre : cent fois le matin, cent fois le soir.
- Mérite : nul ne viendra avec mieux au Jour de la Résurrection, sauf celui qui en aura dit autant ou plus.
- Forme du soir : identique.
Cent fois paraît long : en réalité, cela ne prend que quelques minutes. On peut le dire en marchant, dans les transports, en préparant le petit-déjeuner.
12. « Lâ ilâha illa-llâhu wahdahû lâ sharîka lah… »
Cette formule d’unicité revient dans plusieurs hadiths, avec des nombres différents selon le hadith. Le plus court : une fois le matin, une fois le soir.
مَنْ قَالَ إِذَا أَصْبَحَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ كَانَ لَهُ عِدْلُ رَقَبَةٍ مِنْ وَلَدِ إِسْمَاعِيلَ وَكُتِبَ لَهُ عَشْرُ حَسَنَاتٍ وَحُطَّ عَنْهُ عَشْرُ سَيِّئَاتٍ وَرُفِعَ لَهُ عَشْرُ دَرَجَاتٍ وَكَانَ فِي حِرْزٍ مِنَ الشَّيْطَانِ حَتَّى يُمْسِيَ وَإِنْ قَالَهَا إِذَا أَمْسَى كَانَ لَهُ مِثْلُ ذَلِكَ حَتَّى يُصْبِحَ
Lâ ilâha illa-llâhu wahdahû lâ sharîka lah, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu, wa huwa ʿalâ kulli shayʾin qadîr.
« Celui qui dit au matin : Nulle divinité sauf Allah, seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose — aura l’équivalent de l’affranchissement d’un esclave parmi les descendants d’Ismâʿîl ; dix bonnes actions lui seront inscrites, dix mauvaises actions lui seront effacées, il sera élevé de dix degrés, et il sera protégé du diable jusqu’au soir. Et s’il la dit le soir, il aura la même chose jusqu’au matin. »
Un autre hadith, rapporté par l’imam Ahmad d’après Abû Ayyûb al-Ansârî, donne la même formule dix fois :
مَن قال إذا صلَّى الصُّبحَ: لا إلهَ إلَّا اللهُ، وَحْدَه لا شَريكَ له، له المُلكُ وله الحَمدُ، وهو على كُلِّ شَيءٍ قَديرٌ، عَشْرَ مرَّاتٍ؛ كُنَّ كعَدْلِ أربَعِ رِقابٍ، وكُتِبَ له بهِنَّ عَشْرُ حَسَناتٍ، ومُحِيَ عنه بهِنَّ عَشْرُ سيِّئاتٍ، ورُفِعَ له بهِنَّ عَشْرُ دَرَجاتٍ، وكُنْ له حَرَسًا مِن الشَّيْطانِ حتى يُمسِيَ ، وإذا قالَها بعدَ المَغرِبِ فمِثلُ ذلك.
Lâ ilâha illa-llâhu wahdahû lâ sharîka lah, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu, wa huwa ʿalâ kulli shayʾin qadîr.
« Celui qui dit, après avoir prié le Subh (le Fajr) : Nulle divinité sauf Allah, seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose — dix fois, ce sera comme l’affranchissement de quatre esclaves ; dix bonnes actions lui seront inscrites, dix mauvaises actions lui seront effacées, il sera élevé de dix degrés, et elles seront pour lui une garde contre le diable jusqu’au soir. Et s’il la dit après le Maghrib, il en sera de même. »
- Nombre : une fois matin et soir (Abû Dâwûd 5077), ou dix fois après le Fajr et après le Maghrib (Ahmad 23518).
- Au fil de la journée : al-Bukhârî (6403) rapporte aussi la même formule cent fois par jour, sans moment précis, avec l’équivalent de l’affranchissement de dix esclaves, cent bonnes actions inscrites, cent mauvaises effacées, et une protection contre le diable ce jour-là jusqu’au soir.
13. « Subhâna-llâhi wa bihamdihi ʿadada khalqih… », le matin, après le Fajr
Juwayriya, l’épouse du Prophète ﷺ, était restée assise à son lieu de prière depuis le Fajr jusqu’au milieu de la matinée. À son retour, le Prophète ﷺ lui demanda : « Es-tu restée dans l’état où je t’ai laissée ? » Elle répondit : « Oui. » Il lui dit alors :
لَقَدْ قُلْتُ بَعْدَكِ أَرْبَعَ كَلِمَاتٍ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ لَوْ وُزِنَتْ بِمَا قُلْتِ مُنْذُ الْيَوْمِ لَوَزَنَتْهُنَّ سُبْحَانَ اللَّهِ وَبِحَمْدِهِ عَدَدَ خَلْقِهِ وَرِضَا نَفْسِهِ وَزِنَةَ عَرْشِهِ وَمِدَادَ كَلِمَاتِهِ
Subhâna-llâhi wa bihamdihi ʿadada khalqihi, wa ridâ nafsihi, wa zinata ʿarshihi, wa midâda kalimâtih.
« Après t’avoir quittée, j’ai dit quatre paroles, trois fois. Si on les pesait contre tout ce que tu as dit depuis ce matin, elles pèseraient autant : Gloire et louange à Allah, autant que le nombre de Ses créatures, autant qu’il Lui plaît, autant que le poids de Son Trône, et autant que l’encre de Ses paroles. »
- Nombre : trois fois.
- Mérite : ces paroles égalent, dans la balance, un long moment de dhikr (d’évocation d’Allah).
14. « Aʿûdhu bi-kalimâti-llâhi-t-tâmmât… », le soir
Un homme vint voir le Prophète ﷺ : un scorpion l’avait piqué pendant la nuit.
أَمَا لَوْ قُلْتَ حِينَ أَمْسَيْتَ أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّاتِ مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ لَمْ تَضُرُّكَ
Aʿûdhu bi-kalimâti-llâhi-t-tâmmâti min sharri mâ khalaq.
« Si tu avais dit, en arrivant au soir : Je cherche refuge dans les paroles parfaites d’Allah contre le mal de ce qu’Il a créé — il ne t’aurait pas nui. »
At-Tirmidhî rapporte la même invocation avec un nombre :
مَن قال حِينَ يُمسِي ثلاثَ مراتٍ : أعوذُ بكلماتِ اللهِ التامَّاتِ من شرِّ ما خلق لم تَضُرُّه حُمَةٌ تِلكَ الليلةِ
Aʿûdhu bi-kalimâti-llâhi-t-tâmmâti min sharri mâ khalaq.
« Celui qui dit le soir, trois fois : Je cherche refuge dans les paroles parfaites d’Allah contre le mal de ce qu’Il a créé — aucune piqûre venimeuse ne lui nuira cette nuit-là. »
- Nombre : trois fois.
- Moment : le soir.
Au fil de la journée : la demande de pardon
Cette invocation se dit tout au long de la journée, et elle accompagne naturellement le matin et le soir. Le Prophète ﷺ a dit : « … et je demande pardon à Allah cent fois par jour » (Muslim 2702), et dans une autre version : « Ô gens, repentez-vous à Allah, car je me repens à Lui cent fois par jour » (Muslim 2702b).
Tableau récapitulatif : nombre de répétitions et sources
| Invocation | Matin | Soir | Nombre | Source | Grade |
|---|---|---|---|---|---|
| Ayat al-Kursi | oui | oui | 1 | an-Nasâʾî, al-Kubrâ 10730 | sahih (al-Albânî) |
| Al-Ikhlâs, al-Falaq, an-Nâs | oui | oui | 3 | Abû Dâwûd 5082 | hasan (al-Albânî) |
| Sayyid al-istighfâr | oui | oui | 1 | al-Bukhârî 6306 | sahih |
| Asbahnâ / Amsaynâ wa asbaha-l-mulku lillâh… | oui | oui | 1 | Muslim 2723 | sahih |
| Allâhumma bika asbahnâ / amsaynâ… | oui | oui | 1 | at-Tirmidhî 3391 | sahih (al-Albânî) ; hasan (at-Tirmidhî) |
| Allâhumma fâtira-s-samâwâti… | oui | oui | 1 | Abû Dâwûd 5067 | sahih (al-Albânî) |
| Bismi-llâhi-lladhî lâ yadurru… | oui | oui | 3 | Abû Dâwûd 5088 | sahih (al-Albânî) |
| Allâhumma innî asʾaluka-l-ʿâfiya… | oui | oui | 1 | Abû Dâwûd 5074 | sahih (al-Albânî) |
| Yâ Hayyu yâ Qayyûm… | oui | oui | 1 | an-Nasâʾî, al-Kubrâ 10405 | hasan (al-Albânî) |
| Asbahnâ ʿalâ fitrati-l-islâm… | oui | — | 1 | Ahmad 15367 | sahih (al-Arnaʾût) |
| Subhâna-llâhi wa bihamdih | oui | oui | 100 | Muslim 2692 | sahih |
| Lâ ilâha illa-llâhu wahdah… | oui | oui | 1, ou 10 après le Fajr et le Maghrib | Abû Dâwûd 5077 ; Ahmad 23518 | sahih (al-Albânî ; al-Arnaʾût) |
| Subhâna-llâhi wa bihamdihi ʿadada khalqih… | après le Fajr | — | 3 | Muslim 2726 | sahih |
| Aʿûdhu bi-kalimâti-llâhi-t-tâmmât… | — | oui | 3 | Muslim 2709 ; at-Tirmidhî 3604 | sahih |
« 1 » : le hadith ne donne pas de nombre ; une fois suffit.
Ces invocations figurent toutes dans le chapitre 27 de Hisn al-Muslim, le recueil de Saʿîd al-Qahtânî. Chacune est donnée ici avec sa source et son grade, vérifiés dans les recueils de hadiths.
Les invocations du soir : ce qui change
La plupart des invocations se disent avec les mêmes mots matin et soir. Voici celles qui changent, et ce qui change :
- « Asbahnâ wa asbaha-l-mulku lillâh… » devient « Amsaynâ wa amsa-l-mulku lillâh… », et « ce jour » (hâdha-l-yawm) devient « cette nuit » (hâdhihi-l-layla), avec les pronoms accordés : khayra mâ baʿdah devient khayra mâ baʿdahâ.
- « Allâhumma bika asbahnâ, wa bika amsaynâ… » devient « Allâhumma bika amsaynâ, wa bika asbahnâ… », et la fin wa ilayka-l-masîr devient wa ilayka-n-nushûr (version d’at-Tirmidhî ; voir plus haut les autres versions citées).
- « Aʿûdhu bi-kalimâti-llâhi-t-tâmmât… » se dit le soir.
- « Subhâna-llâhi wa bihamdihi ʿadada khalqih… » se dit le matin, et « Asbahnâ ʿalâ fitrati-l-islâm… » est rapportée au matin dans le hadith cité plus haut.
Comment apprendre les adhkar du matin et du soir
Personne n’apprend quatorze invocations en une semaine. Voici une méthode simple, pas à pas.
Commencez par les plus courtes
Les trois dernières sourates (que beaucoup connaissent déjà), « Bismi-llâhi-lladhî lâ yadurru… » trois fois, « Subhâna-llâhi wa bihamdih » cent fois. En quelques jours, elles deviennent naturelles.
Attachez-les à une prière
Les invocations du matin après le Fajr, celles du soir après l’Asr. Une habitude attachée à un moment fixe tient mieux qu’une bonne intention.
Ajoutez une invocation par semaine
Sayyid al-istighfâr d’abord, puis « Asbahnâ wa asbaha-l-mulku lillâh… », puis les autres. Lisez-la sur une feuille ou sur votre téléphone tant que vous ne la connaissez pas par cœur.
Écoutez avant de répéter
La phonétique aide à démarrer, mais rien ne remplace l’oreille. Demandez à l’imam de votre mosquée ou à un proche qui lit bien l’arabe de réciter devant vous, et corrigez-vous sur lui.
Comprenez ce que vous dites
Lisez la traduction avant de réciter. Une invocation comprise se retient mieux, et surtout, elle se dit avec le cœur : Sayyid al-istighfâr promet le Paradis à celui qui la dit « avec certitude ».
Respectez les nombres du texte
Trois fois là où le hadith dit trois, cent fois là où il dit cent, une fois quand il ne donne pas de nombre. Comptez sur vos doigts ou avec un compteur.
Pourquoi ces invocations comptent
Ces paroles disent, chaque matin et chaque soir, la même chose : la journée appartient à Allah, la vie et la mort sont entre Ses mains, on ne se suffit pas à soi-même, on a besoin de Son pardon et de Sa protection. L’invocation confiée à Fâtima le résume : « … ne m’abandonne pas à moi-même, ne serait-ce que le temps d’un clin d’œil ».
Pour une famille en deuil, une phrase prend un poids particulier : « … c’est par Toi que nous vivons et par Toi que nous mourons, et vers Toi est la résurrection ». Et ce que l’on peut faire pour un défunt passe aussi par l’invocation : voyez notre article sur les invocations pour un défunt, et, pour le soutien aux proches, celui sur le deuil en islam.
Questions fréquentes
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